Présentation et débat autour du livre « Occuper la vie » le samedi 18.06.16 à 14h00 à la librairie

Occuper la vie

  • Du fascisme qui (re)vient
  • Du spectacle qui s’impose
  • De la révolution qui tarde

Des premières cités-Etats à l’Etat planétaire de la société du spectacle, on remarque une continuité constamment renouvelée du pouvoir productiviste, en rupture accentuée avec l’état de nature. La figure du Léviathan identifie la suite des modes de production devenus un moder final de destruction.

Cette « bête » qui est en train désormais de détruire la biosphère est une excroissance sur la surface de la planète. Peut-être qu’une seule communauté parmi des myriades a déclenché l’excrétion de cette chose morte dépourvue d’énergie vitale qui, fonctionnant par inertie, s’est répandue dans le monde.

Réfractaire au mécanisme hobbesien comme au primitivisme technophobe, je ne considère dans la décroissance antiproductiviste qu’un élément nécessaire et ponctuel de la sortie du capitalisme (Etat + Marché).

Il ne faut pas chercher autre chose dans l’image du Léviathan que la dénonciation de la dénaturation. S’émanciper de cette artificialisation, devenue insupportable, passe par la réinvention d’un monde aussi naturel que nouveau.

Seule une occupation radicale de la vie peut en même temps sauver l’espèce et autoriser la réalisation de l’art et de la philosophie dans leur dépassement.

Avec la présence de l’auteur : Sergio Ghirardi.

Un apéro sera servi après.

Occuper la vie