Juger les multinationales – Droits humains bafoués, ressources naturelles pillées, impunité organisée

CHF 23.80

David & Lefèvre

Catégorie :

Description

Qu’en est-il de la responsabilité civile des multinationales complices (directes ou indirectes) de violations des droits de l’homme ou de crimes écologiques ? À l’heure du débat autour d’un traité transatlantique qui accorderait encore plus de pouvoir aux multinationales, ce livre tombe à pic. De lourds passés Souvent citées dans le cadre d’enquêtes sur les paradis fiscaux, les sociétés transnationales traînent parfois un lourd passé. On se souvient de l’agent Orange de Monsanto (guerre du Vietnam), d’Union Carbide, responsable de la catastrophe de Bhopal, du delta du Niger ravagé par Shell, des syndicalistes colombiens assassinés sur ordre de Coca-Cola, du drame du Rana Plaza au Bangladesh… Des crimes contre la santé, l’environnement, l’agriculture.

Dans cet ouvrage, les auteurs examinent les crimes de certaines entreprises-mastodontes, aussi bien du point de vue économique que sanitaire, écologique ou industriel. Des crimes qui ont fait l’objet de poursuites judiciaires, que ce soit sur un plan national ou international.

Ils expliquent également comment, au cours du XXe siècle, ces entreprises ont conquis de vastes marchés, étendant leurs tentacules dans le monde entier. Une montée en puissance – et en impunité – grâce au soutien des pouvoirs publics, notamment des États-Unis, et ce malgré la création d’instances de régulation (Banque mondiale, Organisation mondiale du commerce). Ils analysent aussi l’échec des mécanismes d’autorégulation, la formidable émergence de la société civile et enfin les possibilités de justice internationale qui se dessinent aujourd’hui. Car pourquoi ne pas créer une Cour pénale internationale bis, dont la mission consisterait à juger les crimes du secteur privé ?

Traité transatlantique et sentiment de toute-puissance de certaines entreprises

Ce livre offre des arguments pour contrer l’esprit du projet de traité transatlantique, un traité qui offrirait un pouvoir sans précédent aux grandes entreprises : celui de choisir les lois qui leur conviennent… Un cas concret : l’action en justice de Philip Morris contre l’État uruguayen pour sa politique anti-tabac. Ce cas est à étudier de près car il est une sorte de cas d’école de ce qui attendrait les pays européens si, demain, l’Europe ratifiait le traité transatlantique. Les entreprises pourraient alors poursuivre un pays si elles estiment que leur activité commerciale est malmenée par sa législation…