La dérive sanglante du Rwanda

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Payette, Dominique

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Description

Avril 1994. Le Rwanda baigne dans le sang. On y commet des actes d’une violence inouïe. En quelques semaines, les cadavres de centaines de milliers de victimes, hommes, femmes et enfants, s’entassent dans des charniers hallucinants.

Afin de comprendre la nature et les causes de cette violence insensée, la journaliste Dominique Payette s’est rendue sur place l’année suivante. Elle s’est aperçue que la réalité qu’elle avait sous les yeux ne correspondait pas à ce qu’elle s’imaginait trouver.

Contrairement à ce que l’on peut croire, la société rwandaise n’est pas à proprement parler composée de différents groupes ethniques. La population de ce pays partage la même langue, les mêmes traditions, la même religion. Pourtant, une supposée ethnicité rwandaise diviserait ce pays en trois groupes: Hutus, Tutsis et Twas. Il s’agit en réalité d’un modèle social construit de toutes pièces, hérité des fantasmes soi-disant scientifiques de la raciologie du XIXe siècle.<

Ce racisme primaire subsiste de nos jours, notamment par le manque d’actualité et de subtilité des définitions juridiques internationales du concept de génocide. En effet, celles-ci sont encore empêtrées dans ces notions archaïques qui cristallisent davantage le modèle ethnique rwandais.

D’ailleurs, les victimes du génocide elles-mêmes, du moins les rescapés vivant parmi nous, au Québec, voient aujourd’hui l’ethnicité hutue ou tutsie du Rwanda comme un «marquage» incontournable de leur identité personnelle. Est-il trop tard pour espérer une cohabitation harmonieuse? Cette dernière est-elle possible? Ces rescapés nous disent qu’ils ne peuvent pas tourner la page à n’importe quelle condition.

À l’emploi, notamment, de Radio-Canada depuis 30 ans, Dominique Payette a participé à de nombreuses émissions de radio et de télévision. Ces dernières années, elle a beaucoup travaillé sur le continent africain. Également chargée d’enseignement en journalisme à l’Université de Montréal, elle détient une maîtrise en communication et un doctorat en sociologie. La dérive sanglante du Rwanda est inspiré de sa thèse de doctorat, soutenue en 2003.

 

TABLE DES MATIÈRES

CHAPITRE PREMIER L’instrumentalisation du génocide Rwandais – Le droit de tuer – La nature des actes – L’interprétation psychosociale

CHAPITRE II La mise en œuvre du génocide rwandais – L’ethnisme militant – Le racisme antihamitique

CHAPITRE III La toile de fond du génocide rwandais – Le cadre politique – Le cadre socioéconomique – Le cadre international

CHAPITRE IV Repères – L’étymologie – Les «découvreurs» – Le discours des médias – Le contexte géophysique

CHAPITRE V Le débat entre universitaires: bien plus dur qu’une guerre de mots – L’ethnicité chez Filip Reyntjens – L’ethnicité chez René Lemarchand – L’ethnicité chez Jean-Pierre Chrétien

CHAPITRE VI Le concept de génocide: comprendre la souffrance – La brutalité spécifique d’un génocide – Des prédispositions sociales – L’intention criminelle détermine le crime – La nature des conséquences – L’après-génocide

CHAPITRE VII Le génocide et la loi: «entre la vengeance et l’oubli» – Le Tribunal pénal international pour le Rwanda à Arusha – Le rôle performatif – Les tribunaux rwandais

CHAPITRE VIII Les plans de paix au Rwanda – Les Accords d’Arusha et le partage interethnique – Le traité du Burundi – Hutuland, Tutsiland – Une fédération régionale

CHAPITRE IX Les Néo-Québécois rescapés du génocide rwandais – Devenir un enfant tutsi – La compréhension des événements – précédant le génocide – Le récit des événements – Le rapport à l’ethnicité – Les autres – L’endogamie – L’avenir

CONCLUSION

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