Présentation du dernier livre de Claire Auzias : « Trimards – «  Pègre  » et mauvais garçons de Mai 68 » le mercredi 10.10.18 à 17h00 à la librairie

Le livre de claire Auzias présente à la fois la passion que fut Mai 68 en France, mais aussi sa complexité, sans occulter les divisions qui existaient dans l’extrême gauche. Le tableau qu’elle nous présente de ces «  trimards  » et autres mauvais garçons, nous invite à sérieusement réviser les lectures abstraites et théoriques sur la révolution. Ce travail confirme qu’une autre histoire est toujours possible.

Trimards à Lyon, loulous à Grenoble, zonards à Nantes, katangais à Paris ou Mouvement révolutionnaire octobre à Bordeaux, pour l’auteure ce Lumpenproletariat était l’autre face de la Révolution.

Claire Auzias a publié «  Un mai mineur  » il y a trente ans, un titre hommage à Deleuze et Guattari, dans lequel elle conte ses «  Mémoires d’une révolutionnaire  » (IRL, 1988). Elle a aussi précisé quelques aspects de son Mai 68 dans Claire l’enragée, un dialogue avec Mimmo Pucciarelli (ACL). Ici, elle est historienne de ce qu’elle connaît si bien, grâce à une abondante documentation inédite. Son travail sur l’histoire montre que, en scénographie comme en littérature, les éclairages peuvent se déplacer, se croiser, se renforcer et s’illuminer à l’infini.

Présentation et débat autour du livre « Vivre dans un monde fini » le vendredi 28.10.16 à 17h00 à la librairie

Vivre dans un monde fini comprend un choix des œuvres publiées et inédites rassemblées par François Iselin en deux tomes. Les préoccupations majeures de Pierre Lehmann, c’est l’emballement nucléaire, le saccage de la biosphère, les mystifications scientifiques, les méfaits de la mondialisation et du pouvoir centralisé. Depuis qu’il a quitté ses emplois chez Sulzer et Schlumberger, il a utilisé ses compétences de physicien à rebours du succès et de la carrière, et ses compétences de citoyen et d’homme libre à interpeller l’opinion publique. Il prône la décroissance, une réduction de la consommation d’énergie et rejette l’utilisation du nucléaire. Pierre Lehmann sait toujours mener le lecteur sur des voies inattendues, parce qu’il réfléchit hors des normes, qu’il picore ses lectures sans systématique, dans l’irrespect le plus total pour les institutions et les personnes qui les représentent. Pierre Lehmann remet aussi en question des idées convenues. Les énergies dites alternatives sont censées contribuer «à nos indéfinissables besoins en énergie… L’alternative, c’est plutôt de réduire la consommation… en acceptant un mode de vie plus modeste.» Plutôt que d’épurer les eaux de manière «biologique», il faudrait plutôt se restreindre dans l’utilisation de l’eau «quitte à accepter une légère diminution de confort… politiquement suicidaire». Plutôt que de courir les médecines dites alternatives, il faudrait plutôt «devenir son propre médecin… mener une vie plus saine, moins trépidante, plus modeste». Mais ce serait mettre en doute la science? «Catastrophe. Qui nous montrerait le chemin? Nous serions obligés de le chercher nous-mêmes.»

Pierre Lehmann est né en 1933, est un physicien et ingénieur nucléaire suisse. Il travaille dans l’industrie, d’abord quatre ans chez Sulzer où il participe à l’élaboration de la filière nucléaire suisse, puis douze ans chez Schlumberger (prospection pétrolière). Durant ses années chez Schlumberger, Pierre Lehmann voyage beaucoup, il s’intéresse aux écrits d’Ivan Illich, de Hans Primas (physicien) et de Cornelius Castoriadis. Il travaille ensuite et jusqu’à sa retraite dans une société dont il est co-fondateur, la Société d’études de l’environnement à Vevey.

en présence de Philippe Huguenin et Pierre Lehmann (sous réserve)

Un apéro sera servi après.Lehmann Vivre dans un monde fini

Présentation et débat autour du livre « Le capitalisme responsable de toutes nos crises » le samedi 8.10.16 à 14h00 à la librairie

L’histoire de l’humanité s’est caractérisée pendant des millénaires par le manque, or depuis quelques dizaines d’années, suite aux progrès des forces productives, il semble possible de pouvoir satisfaire les besoins de chaque être humain pour sa nourriture, son habitat, son éducation, sa santé, sa culture. Cependant, la réalité est bien loin de cela : désastres écologiques, réchauffements, pollutions, pertes de biodiversité menacent gravement toute l’humanité.

La contradiction entre les possibilités de progrès et la réalité vécue n’est pas supportable ; il s’agit de la comprendre. Le fonctionnement de notre société est dominé par le système capitaliste. C’est donc ce système qu’il faut analyser et en particulier sa raison d’être, la recherche du profit qui engendre des crises à répétition. Le résultat de cette analyse est sans appel : les besoins systémiques du capitalisme sont à l’origine de l’austérité, des famines et des désastres écologiques.

Il faut alors comprendre comment le capitalisme arrive à dominer notre monde d’une manière aussi implacable, à se faire accepter comme le seul modèle possible, ce qui pose le problème de la démocratie et de notre liberté face à l’endoctrinement idéologique.

Pourtant un autre projet politique existe, plus crédible que le capitalisme actuel, capable de susciter une société satisfaisant les besoins fondamentaux ; éliminant le chômage et diminuant le temps de travail au profit du temps libre ; supprimant l’aliénation dans un travail divisé ; favorisant la convivialité et la démocratie.

Au-delà de la critique de notre système actuel, c’est l’espoir qu’envisage ce livre.

Avec la présence de l’auteur : Michel Ducommun.

Un apéro sera servi après.

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Présentation et débat autour du livre « Occuper la vie » le samedi 18.06.16 à 14h00 à la librairie

Occuper la vie

  • Du fascisme qui (re)vient
  • Du spectacle qui s’impose
  • De la révolution qui tarde

Des premières cités-Etats à l’Etat planétaire de la société du spectacle, on remarque une continuité constamment renouvelée du pouvoir productiviste, en rupture accentuée avec l’état de nature. La figure du Léviathan identifie la suite des modes de production devenus un moder final de destruction.

Cette « bête » qui est en train désormais de détruire la biosphère est une excroissance sur la surface de la planète. Peut-être qu’une seule communauté parmi des myriades a déclenché l’excrétion de cette chose morte dépourvue d’énergie vitale qui, fonctionnant par inertie, s’est répandue dans le monde.

Réfractaire au mécanisme hobbesien comme au primitivisme technophobe, je ne considère dans la décroissance antiproductiviste qu’un élément nécessaire et ponctuel de la sortie du capitalisme (Etat + Marché).

Il ne faut pas chercher autre chose dans l’image du Léviathan que la dénonciation de la dénaturation. S’émanciper de cette artificialisation, devenue insupportable, passe par la réinvention d’un monde aussi naturel que nouveau.

Seule une occupation radicale de la vie peut en même temps sauver l’espèce et autoriser la réalisation de l’art et de la philosophie dans leur dépassement.

Avec la présence de l’auteur : Sergio Ghirardi.

Un apéro sera servi après.

Occuper la vie

Présentation et débat autour de son livre « Refuser de parvenir » le samedi 21.05.16 à 14h00 à la librairie

Recueil coordonné par le CIRA Lausanne

Nous vivons aujourd’hui sous l’injonction de la réussite. Réussir, c’est rentrer corps et âme dans la compétition pour se hisser au-dessus des autres. Certain.es, pourtant, refusent de gravir les échelons et de se compromettre avec le pouvoir.

Le refus de parvenir a été et reste largement pratiqué et discuté au sein du mouvement anarchiste, depuis Michel Bakounine, Élisée Reclus et Emma Goldman jusque dans les luttes actuelles, en passant par les syndicalistes révolutionnaires.

Ce recueil, qui compile contributions originales, entretiens actuels et traductions inédites, propose de découvrir différents aspects de ce principe radical d’insoumission.

« Tant que notre triomphe ne sera pas en même temps celui de tous, ayons la chance de ne jamais réussir ! » Élisée Reclus

Ouvrage coédité par le Centre international de recherches sur l’anarchisme de Lausanne (CIRA) et les éditions Nada.

  • Avec la participation de membres du collectif.

Refuser de parvenir